" L'univers parait étrangement bien ordonné on le voit à la régularité du mouvement des étoiles, de la rotation de la terre, du passage des saisons mais la vie humaine est l'expression même du chaos chaque personne tente de faire valoir ces droits d'imposer sa volonté ou ses sentiments sans comprendre ce qui fait avancer les autres ou ce qui la fait avancer elle-même . "
__ Catherine Anne Porter
...
Le lendemain matin, ce 27 avril, je me suis réveillé dans les bras de Noah. Il était dans les 10 heures. Un rayon de soleil s'était perdu sur le lit, et il réchauffait agréablement mon visage.
Je me souviens parfaitement ce moment, c'était un moment d'intense joie et de tranquilité, je regardais Noah dormir et voulais simplement que je temps s'arrête, je voulais simplement le contempler, sa tête baigné par un rayon de soleil, tout avait l'air si calme, si paisible, j'étais loin de me douter de ce qui allait suivre.
Je ne me souviens plus exactement combien de temps je l'ai regardé dormir paisiblement. A ce moment là, mes sentiments étaient tellement fort qu'ils paraissaient inébranlables.
Je me souviens parfaitement de mes sentiments, ces même sentiments que je n'ai pas ressentit depuis 2 ans.
Je ne sais plus très bien ce qui suit. Mes souvenirs sont assez flou. Sur les coups de 11 heures, je pris la route pour aller chez mes parents. Je devais manger avec eux, comme tout les dimanches. Noah ne m'accompagnait pas, il était resté chez lui, il avait des choses à faire.
Je me revois comme si c'était hier, moi, le doigt sur la sonnette, le sourire jusqu'aux oreilles, les yeux pétillants. Heureuse tout simplement. Si l'on m'avais dit ce qui allait se passer, je ne l'aurais pas cru, et pourtant ...
...
La sonnette retentit et la porte s'ouvrit à la volé, laissant voir ma mère. Elle avait le visage grave, mais un sourire forcé s'étalait sur son visage. Je fronçais les sourcils devant cette mine. J'entrai, légèrement méfiante. Mon père était assis à la table de la salle à manger, lisant son journal, enfin lisant en apparence, ses yeux fixaient un point et ne bougeait pas. Maintenant je me souviens que je l'ai vu avec cet air là seulement deux fois dans ma vie et ses deux avaient toutes deux précédées une révélation importante. Mais sur le coup, je m'en étais pas aperçut.
Je m'avançai pour l'embrasser, comme je l'avais fait un peu plus tôt avec ma mère. La table était mise, mais quelque chose de tournait pas rond. L'ambiance n'était pas ce qu'elle aurait dû être. A ce moment j'avais un drôle de pressentiment, vous savez, le genre de pressentiment indéfinissable, dont on ne peut mettre de mots dessus.
Mon père pris alors la parole,
IEWWIEWWPère :
Assieds toi Sara.
Le ton de sa voix m'étonna, il avait des nuances de regrets et de tristesse, mais de soulagement aussi.
Je m'assis donc, à côté de lui et ma mère pris place à mes côtés. Mon père me regarda et repris la parole, il plongea ses yeux dans les miens.
IEWWIEWWPère :
Sara, tout d'abord, félicitation pour tes fiançailles, si c'est l'homme qu'il te faut, je suis heureux pour toi.
(sa voix s'assombrit) Ne m'interromps pas s'il te plait. Voila, ta mère et moi nous nous étions promis que le jour ou tu n'auras plus besoin de nous, le jour ou une autre personne prendra soin de toi, ce jour nous t'annoncerons la vérité.
Je me souviens de l'avoir regardé avec des yeux ronds, la vérité sur quoi ? Je ne pensais même pas à le couper, j'étais incapable de parler, je buvais ses paroles.
IEWWIEWWPère :
Et ce jour la est arrivé. Tu vas te marier et tu n'as plus besoin de nous. Voila, ne doute pas que cette révélation nous déchire le c½ur à ta mère et moi, mais il faut que tu saches.
(hésitant sur les mots) Ta mère et moi, nous ... nous ne sommes pas ... tes parents biologiques. Nous t'avons adopté quand tu avais 3 mois.
Mon c½ur rata un battement. Cette révélation me fit l'effet d'une bombe, j'étais completement abasourdit. Peu à peu la surprise fit place à la colère, colère contre ceux qui m'avait mentit. Les larmes coulaient lentement le long de mes joues, ce n'était pas des larmes de tristesse, mais des larmes de rage, rage contre ceux qui m'avait trahit. A ce moment là, je prenait cette révélation comme une trahison. Je pus enfin retrouvé la parole, et leur cracha tout ce que j'avais sur le c½ur. Avec le recul, je n'aurais pas dû, car j'étais loin de me douter que c'était la dernière fois que je les voyais vivant.
Je sortis de chez eux en trombe, laissant derrière moi tous mes souvenirs d'enfance dans cette maison, tout, tout n'avait été que mensonge.
Mon coeur tambourinait dans ma poitrine, et j'étais la modèle même de la jeune fille en détresse.
Avec le recul, cette révélation n'était que le commencement. J'ai passé deux ans, les deux années ou j'essayais de me dépêtrer de tout ce merdier, a essayer de deviner ce qui se serait passé si je n'avais rien su, s'ils ne m'avaient rien dit. Mais l'ignorance est la cage du sot. J'ai mis longtemps à me rendre compte que ça me sert à rien de vivre dans le passé et qu'il faut aller de l'avant, continuer à avancer sur les chemins de la vie.
...
Mes souvenirs après sont assez flou, j'ai sûrement dû monter dans ma voiture, et foncer vers la maison de ma meilleure amie,
June
Collins. June était le genre de fille un peu déluré, avant. Il y a deux ans, elle avait 26 ans et une petite fille de 2 ans,
Hope. Elle avait un lourd passé, et être obligé d'élever sa fille seule n'avait pas été une partie de plaisir, mais elle répétait à qui voulait l'entendre, que sa fille était devenu sa raison de vivre et qu'elle faisait son bonheur au quotidien.
Il me reste cependant un souvenir qui prend place dans mon esprit assez souvent. June était allé chercher du chocolat chaud, pour me clamer. J'étais avec sa fille, son petit bout de chou. Elle me souriait, comment résister à tant joie de vivre ?
Elle vit sûrement que je n'étais pas bien, d'ailleurs mes yeux devaient être rouge écrevisse. Elle s'approcha doucement de moi, entoura ma tête de ses petits bras et me serra fort contre elle. Je me laissais bercer par les battements de son c½ur. Ceux-ci incarnaient la vérité pour moi, la vérité enfantine d'une enfant de 2 ans. Plus rien ne comptait à ce moment à part les battements réguliers de son petit c½ur dans sa poitrine, preuve qu'elle vivait. Un calme étrange m'envahit, la vie continuait.
Cette image est gravée dans ma mémoire, depuis deux ans, elle n'a cessé de m'accompagner ou que j'allais, le son des battements de son c½ur ont été comme un chemin à suivre, un chemin vers la vérité nue.
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A suivre
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June Collins as Kristen Bell
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